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Parler de ses problèmes en thérapie : pourquoi ce n'est pas toujours suffisant

  • il y a 6 jours
  • 4 min de lecture


Tu es allée en thérapie. Tu as parlé. Tu as compris. Tu peux maintenant retracer avec précision l'origine de tes angoisses, nommer tes blessures d'enfance, identifier ce qui se rejoue dans tes relations. Et pourtant — quelque chose reste là. Une tension dans la poitrine. Une réaction que tu ne contrôles pas. Une douleur que tu portes encore, même si tu « sais ».

Ce paradoxe, beaucoup de personnes le vivent. Et il mérite une réponse honnête. Au Cabinet Solar, à Le Bouscat, Isabelle Emeury travaille avec des personnes qui ont souvent « déjà fait de la psycho » — et qui cherchent quelque chose de différent. Pas plus de parole. Un travail plus profond.


Comprendre d'où vient sa douleur ne suffit pas toujours à la traverser


Il existe une croyance tenace dans notre rapport à la thérapie : si je comprends pourquoi je souffre, je pourrai m'en libérer. C'est une idée séduisante, et partiellement vraie. La parole a une vraie valeur — elle clarifie, elle dénoue, elle permet de sortir de l'isolement. Mettre des mots sur ce qu'on vit est souvent la première étape indispensable d'un chemin thérapeutique.

Mais comprendre, ce n'est pas traverser. Les recherches contemporaines ont mis en lumière que les traumatismes ne résident pas uniquement dans les pensées : ils s'inscrivent aussi dans le corps, dans le système nerveux, dans des réponses automatiques que la parole seule n'atteint pas toujours. Savoir pourquoi on souffre, c'est activer le cortex préfrontal — la partie rationnelle du cerveau. Mais la souffrance, elle, est stockée ailleurs.


La parole atteint le cerveau. Le travail en profondeur atteint le corps.

Ces deux niveaux sont nécessaires — mais ils ne sont pas interchangeables.


Le corps garde la mémoire de ce que l'esprit a compris


Les approches qui intègrent le corps partent du principe que la personne est un tout, et que le langage du corps a autant sa place que le langage verbal. Ce sont des approches souvent choisies par des personnes qui expriment leurs difficultés lors de psychothérapies classiques, mais de façon trop intellectualisée : elles comprennent, elles analysent, elles expliquent — et pourtant rien ne se dépose vraiment.

Bessel van der Kolk, l'un des chercheurs les plus reconnus dans le domaine du trauma, a démontré que les blessures psychiques s'inscrivent physiquement — dans le système nerveux, dans la mémoire musculaire, dans des réactions automatiques que la parole seule ne peut pas atteindre. C'est précisément là que réside la limite de certaines thérapies verbales prolongées : elles peuvent affiner la compréhension de soi sans déclencher l'intégration émotionnelle et somatique nécessaire pour que quelque chose se libère vraiment.


« Ce n'est pas ce que tu sais sur toi qui te libère. C'est ce que tu arrives enfin à ressentir. »


Ce qui change quand on travaille autrement


Traverser une douleur, ce n'est pas la raconter encore une fois. C'est créer les conditions pour que quelque chose bouge au niveau où elle est stockée — dans les sensations, dans le souffle, dans les émotions qui n'ont jamais pu être accueillies. Ce travail ne demande pas moins de courage que la parole. Il en demande une forme différente.


L'EMDR, par exemple, est validée scientifiquement pour le traitement du stress post-traumatique. Selon l'Inserm, entre 60 et 90 % des patients font état d'une amélioration significative à l'issue du traitement — là où des années de parole n'avaient pas suffi à dénouer ce qui était figé. La sophrologie et l'hypnose thérapeutique agissent sur des registres similaires : elles permettent d'accéder à des couches de l'expérience que le langage ne peut pas facilement atteindre.


Ce n'est pas plus mystérieux que ça — et ce n'est pas moins rigoureux. C'est simplement une autre porte d'entrée. Ce que beaucoup de personnes décrivent après ce type de travail, ce n'est pas « j'ai compris quelque chose de nouveau ». C'est : « quelque chose s'est déposé. Je me sens différente dans mon corps. Je ne réagis plus de la même façon. » La transformation n'a pas lieu dans les mots. Elle a lieu dans le ressenti.


Après un travail en profondeur, ce que l'on entend le plus souvent :

« Quelque chose s'est déposé. »

« Je me sens différente dans mon corps. »

« Je ne réagis plus de la même façon. »


Prendre rendez-vous au Cabinet Solar


Si tu as l'impression d'avoir fait beaucoup de chemin en thérapie — et d'avoir encore du mal à te libérer de certains schémas, de certaines réactions, d'une tension que tu n'arrives pas à nommer — ce que tu cherches existe peut-être dans un espace différent.


Au Cabinet Solar, à Le Bouscat (Bordeaux), je propose un accompagnement thérapeutique qui intègre parole et travail en profondeur : EMDR, sophrologie, hypnose thérapeutique. Chaque chemin est unique. Ce qui compte, c'est de trouver l'approche qui te permet, enfin, de ne plus seulement comprendre ce que tu portes — mais de le traverser.


Un premier rendez-vous, c'est simplement une rencontre. Rien de plus.  Envie d'en parler ?


Prise de rendez-vous sur Resalib · 70 € / séance individuelle · 90 € / séance couple

 
 
 

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