Harcèlement scolaire : aider son enfant à se reconstruire
- 29 juin
- 3 min de lecture

Il rentre de l’école, dit que tout va bien, mange en silence. Mais quelque chose a changé. Il évite de parler de ses camarades, il ne veut plus sortir le week-end, il se lève le matin avec ce ventre noué qu’il ne sait pas nommer. En tant que parent, on le sent. On sait qu’il s’est passé quelque chose. Et pourtant, les mots ne viennent pas.
Le harcèlement scolaire laisse des traces qui dépassent souvent la période où il se produit. Quand l’école est redevenue “normale”, quand l’enfant a changé de classe ou d’établissement, la souffrance, elle, peut continuer à vivre en silence. Au Cabinet Solar, à Le Bouscat, j’accompagne les enfants et adolescents qui traversent ces séquelles — avec douceur, et sans forcer les mots.
Après le harcèlement, le silence : pourquoi les enfants se referment
En 2024, plus de 600 000 élèves ont été victimes de harcèlement scolaire en France. Au collège, la tranche d’âge la plus touchée, près de 204 000 élèves — soit 6 % des collégiens — déclarent en être victimes. Derrière ces chiffres, des enfants qui ont appris, souvent malgré eux, une leçon cruelle : parler ne sert à rien, ou pire, aggrave les choses.
Le silence post-harcèlement n’est pas de la résignation. C’est une stratégie de survie. L’enfant a intégré que ses émotions n’étaient pas les bienvenues, que sa souffrance était niée ou minimisée. Il s’est adapté. Il a appris à faire bonne figure. Et c’est précisément ce silence-là qui inquiète : 1 élève sur 4 victime de harcèlement a eu des pensées suicidaires ou d’automutilation. La douleur ne disparaît pas — elle s’enfonce.
Ce que le harcèlement laisse dans le corps et les émotions
Le harcèlement répété crée un état de stress chronique. Les adolescents victimes vivent une douleur qui dépasse les mots : qu’il s’agisse de moqueries, d’insultes, de rumeurs ou de cyberharcèlement, les conséquences sont dévastatrices — isolement, perte d’estime de soi, troubles anxieux, dépression.
Ce que l’on comprend aujourd’hui, c’est que le harcèlement scolaire peut agir comme un trauma. À plus long terme, son impact peut retentir sur le développement social et émotionnel de l’adolescent, avec des risques de troubles psychiques persistants à l’âge adulte. L’enfant qui “s’en est remis” en apparence porte parfois, des années plus tard, une difficulté à faire confiance, une hypersensibilité aux conflits, une voix intérieure qui répète les mots des harceleurs.
Comment l’EMDR, la sophrologie et l’hypnose accompagnent la reconstruction
Il n’est pas nécessaire que l’enfant “raconte tout” pour que les choses changent. C’est l’une des forces des approches que je propose au Cabinet Solar.
L’EMDR travaille directement sur les souvenirs traumatiques, sans forcer leur verbalisation. Des études ont montré que l’EMDR est efficace pour réduire les symptômes du stress post-traumatique, de l’anxiété et de la dépression chez les enfants et les adolescents victimes de harcèlement. La recherche clinique consacre d’ailleurs un chapitre entier au lien entre harcèlement scolaire, silence et trauma, pour sécuriser l’enfant avant de commencer le retraitement.
La sophrologie aide le jeune à se réapproprier son corps à travers des ressentis positifs — à reprendre cette place qui lui a été volée pendant tout le temps de la violence.
L’hypnose thérapeutique aide les adolescents à se reconnecter à leurs forces intérieures et à valoriser leurs qualités uniques, souvent oubliées dans le tumulte du harcèlement.
Ces trois approches peuvent être combinées, à un rythme adapté à chaque enfant. La progression se fait à son pas, avec ses mots — ou sans.
Prendre rendez-vous au Cabinet Solar
Si vous sentez que votre enfant ou adolescent porte encore quelque chose de lourd, il n’est pas trop tard pour l’accompagner. Le harcèlement s’arrête à un moment — la reconstruction, elle, peut commencer à n’importe quel âge.
Au Cabinet Solar, à Le Bouscat (Bordeaux), je reçois les enfants et adolescents en souffrance dans un espace bienveillant, sans jugement. Je travaille avec eux à leur rythme, en associant EMDR, sophrologie et hypnose thérapeutique selon ce dont chaque jeune a besoin.
Une première séance suffit souvent pour poser les bases d’un espace de confiance. Envie d’en parler ? 🌿



Commentaires